La poésie je l'ai toujours aimée
Sans jamais vraiment l'approcher
Mais aujourd'hui tu m'as ouvert les yeux
De ce fait, je ferai de mon mieux
Mais là où tes vers ont du sens
Les miens n'ont que des carences
Quand ceux des grands sont sages
Les miens se sont que des images
Là où j'écris avec ma tête
Toi tu composes avec ton coeur
Ainsi peut être en mon âme un poète
Languit de vivre, et meurt ?
Se peut-il que je compense
Par de longues heures de rêverie
De longues nuits d'absence
Passées assit au bord du lit ?
Ce qui trouble mon sommeil ?
C'est l'amour, l'attente et la peur
Ou même la moindre abeille
Venant butiner une fleur
Les yeux tournés vers les étoiles
L'esprit sur d'autres rivages
L'araignée tisse sa toile
Cette force, est-ce un mirage ?
Et l'impression de pouvoir
Que je ressens avec mes vers
Ne vaut pas celui d'émouvoir
Comme tu sais si bien le faire
Retiens que même si ton histoire
N'est pas écrite pour les enfants
Bien qu'elle soit pleine de peines noires
Le bonheur vient avec le temps
Jamais il ne faut que tu doutes
Souviens-toi que ton coeur,
Encore chaud comme le mois d'août,
Ne tiédit pas avec tes pleurs
Montre comme tu es pleine de vie
Et jamais ne pense au suicide
Même si la mort te sourit
Tu laisserais un trop grand vide
Le pardon est une chose essentielle
Cela ne veut pas dire oublier
Il n'est pas réservé au Ciel
De châtier ou de pardonner
Même les plus grandes cicatrices
Finissent par se refermer
Surtout, ne sois pas triste
Après on peut encore aimer
Lorsqu'on croit traverser le pire
Il reste souvent à venir
Conserve toujours tes souvenirs
Pour un jour, dans l'avenir
Garde toujours la mémoire
De tes plus beaux souvenirs
C'est mieux encore que de lire
Tu peux t'y plonger dans le noir
Garde aussi une part de rêve
Pour les journées sans repos
Il faut parfois faire une trêve
Lorsque l'horreur coule à flots
Comparée à la mienne
Ta vie semble un cauchemar
Même si tu avances dans le noir
On te le rendra, ton bleu ciel !


