Fatigue, toi l'unique
Magicienne de l'âme
Tu mens et fabriques :
Le désespoir de l'homme
Entraînes celui de cause,
Perdue d'avance certes,
Parfois lorsque tu oses
Achever l'espoir qui reste
Tu trompes à tour de bras
Les sages, l'éléphant,
Tous, oui tous y croient
Semences de désarroi
Croisement des chemins
Chemins de croix seulement
De tes proies dès demain
De leurs choix impuissants
Amputés des deux mains
Cloués sur le bois sec
Tes claquements de mains
Rythment leur destin
Desseins incertains
De tes actes malsains,
Complaisent à mes plaies
Que pansent mes pensées
par Arakiri
publié dans :
Premiers recueils


