Trop longs les jours
Pour ceux, éveillés,
Qui vivent et se laissent
Aller sans s'inquiéter ;
Sans que rêve ne rôde.
Meurs ! Affreux réveil,
Ou lucides secondes
Qui s'enfuient et me font
Chaque heure m'étouffer
Des amours passagères ;
Celles qui m'achèvent au soir
Quand surviennent les amers
Regrets d'une vie notoire
De solitude idiote :
Cette vie sans toi me tue
Et je me laisse faire...
Pour ceux, éveillés,
Qui vivent et se laissent
Aller sans s'inquiéter ;
Sans que rêve ne rôde.
Meurs ! Affreux réveil,
Ou lucides secondes
Qui s'enfuient et me font
Chaque heure m'étouffer
Des amours passagères ;
Celles qui m'achèvent au soir
Quand surviennent les amers
Regrets d'une vie notoire
De solitude idiote :
Cette vie sans toi me tue
Et je me laisse faire...
par Arakiri
publié dans :
Premiers recueils


