Comme le chat apeuré
Par son ombre, reflet ;
Par un sombre reflet !
Mes soupirs résonnent
Et se perdent au miroir
Où seuls tes yeux brillent
Se tient prêt à mourir
Hais la vue de son âme
Qui lui est révélée
Figé, il contemple
L'existence dérobée
Comme si une nuit
Éclatait le silence
Enfin rompre l'ennui
Qui s'enfuit, à tire d'aile
Virevolte, désinvolte
S'écrase puis rebondit
Surgit d'une insomnie
Se joue bien de ma vie
M'achève et me survit
Consume l'encre vitale
Qui s'enlise au papier
Comme le chat apeuré
Glissant d'une hauteur
Et s'effondre, haletant
Sans signer cet amour
Amour de ceux qu'il hait
Haïssant ce qu'il est
Se perd dans ce reflet
Ces miroirs, menteurs
Où seuls brillent tes vœux
Il brûle, me détruit
Revient pour m'éveiller
Sans haine, sans pitié
Revient ronger mes nuits
De bonheur illusoire


