Lire le commentaire avant le texte
Je n’ai jamais rien été
Que le bon copain
Celui qu’on apprécie
Qu’est sympa, qu’est gentil
Mais qu’on aime tellement
Qu’on l’veut pas dans son lit
Celui qu’écoute toujours
Toutes vos histoires d’amour
Vos joies, vos souffrances
Vos souvenirs de vacances
Celui qui entend tout
Parce qu’on peut tout lui dire
Mais ce que vous ignorez
Commères invétérées
C’est que neuf fois sur dix
Vous parlez à un mur
Devrait-on dire un meuble
Qui écoute, qui sourit .
Qui grimace si les larmes
Vous montent en me parlant
D’un autre, de celui
Qui vous a torturé
C’est moi qu’en paye le prix
Qui doit vous consoler
Ha, si seulement !
Je pouvais moi aussi
Être un vrai salopard
Partir sans dire au revoir
Et vous laissez chouiner
Dans les bras d’un tocard
Qui n’aurait alors
Plus qu’une idée en tête :
Vous aider coûte que coûte
À retrouver l’moral
Après tout, c’est normal !
Quand une jolie fleur
S’écroule dans vos bras
Pour fondre en pleurs
Et menace de faner
Qu'est-ce que vous voulez faire ?
Il faut bien la soigner
Et tant pis si c’est vous
Qui devez l’arroser
L’aimer et l’élever
Pour qu’un autre la cueille
Et qu’elle revienne seulement
Approcher votre seuil
Quand elle aura été
Encore abandonnée
Je n’ai jamais rien été
Que le bon copain
Celui qu’on apprécie
Qu’est sympa, qu’est gentil
Mais qu’on aime tellement
Qu’on l’veut pas dans son lit
Celui qu’écoute toujours
Toutes vos histoires d’amour
Vos joies, vos souffrances
Vos souvenirs de vacances
Celui qui entend tout
Parce qu’on peut tout lui dire
« Tiens, ça faisait, deux mois
Que je ne l’avais pas vu
Celle-ci ou celle-là
Sans doute pas besoin de moi »
Il l’a plaqué hier,
Et je le remercie
Car aujourd’hui c’est moi,
Qui la tient dans mes bras
Elle ne pense qu’à lui
Mais ses cheveux c’est moi,
Qui doit les écarter
De ses yeux imbibés
Par les larmes qu’il
A fait fleurir en elle
Et pour rien au monde
Je n’échangerais
Sa place avec la mienne,
Ta joie contre ma peine.
Pas besoin qu’elles m’aiment
Et pas besoin d’aimer
Si c’est pour les briser
Et qu’elles s’en aillent
Pleurer chez un ami
Qui serait toujours ouvert
Pour les réconforter.
Ma place de confident
De copain, pas d’amant
De sac à pleurs, de ramasse cure-dent
De noctambule
Qu’on réveille à pas d’heure
Mais qu’on ne dérange pas
Puisqu’il ne dort jamais
Je la garde et j’y tiens
C’est une place réservée
Et chérie par mes soins
Mais ce que vous ignorez
C’est qu’au fond je m’en fous
Pas de vous, surtout pas
Mais de toutes vos histoires
Ça me foutrait l’cafard
Encore plus que je ne l’ai
Déjà si j’écoutais...
Toutes tes histoires d’amour
Tes joies, tes souffrances
Tes souvenirs de vacances
Dans tes récits amers
Tout ce que je savoure
C’est le son de ta voix
Le goût de l’amitié
Et pour rien au monde
Je n’échangerais
Sa place avec la mienne
Ma place de confident
De copain, pas d’amant
De sac à pleur, de ramasse cure-dent…



Merci à vous.